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Prière de ne pas toucher.Vous êtes à Amsterdam, vous déambulez sereinement dans les petites rues tranquilles de la capitale Hollandaise en ce joli petit matin d’été. Sur une place publique, vous tombez sur un marché aux puces comme il y en a tant en Europe. Un marché ou même les plus vulgaires babioles vous sont exotiques. Ce que l’on considère ici comme une nouveauté (cent ans et moins) est chez vous, en Amérique une antiquité d’une grande valeur. Vous regardez chaque objet avec curiosité, cette pipe qu’aurait pu fumer Van Gogh, ce stylo qui aurait pu servir à Anne Frank pour écrire l’histoire de sa trop courte vie ou encore cette toile qui pourrait se révéler être une œuvre de jeunesse de Harmenszoon van Rijn (Rembrandt pour les intimes). En résumé vous êtes toujours émerveillé par ces objets chargés d’histoire. Sur une table recouverte d’objets hétéroclites, vous apercevez un moulin, pas un moulin-à-vent, on a beau être en Hollande, non c’est un moulin à prière tibétain et là, votre esprit se met à voyager vers ce pays énigmatique. C’est la première fois que vous voyez cet objet de culte si mystérieux, vous le prenez délicatement dans votre main, vous le faite tourner encore plus délicatement. Si le prix demandé n’est pas trop élevé, peut-être pourrez-vous vous l’offrir. Encore dans vos pensées, vous entendez le vendeur vous dire brutalement : « Put it down! ». Surpris, vous le regardez, vraiment pas certain d’avoir compris, mais il répète sa phrase fatale : « Put it down! » . Bon, pensez vous, on dirait qu’il ne blague pas. Vous obtempérez et de la quiétude, vous passez à la colère. Ce que la bêtise humaine peut faire quand même. Vous vous direz plus tard que vous auriez pu le déposer son objet, mais sur le sol et vous enfuir ou le lui lancer à la tête, ou pire encore. S’il fallait que l’on zigouille vraiment tous ceux que l’on rêve de zigouiller, la planète se dépeuplerait assez vite, mais finalement ce ne serait peut-être pas si mal. Mais encore une fois votre art vous sauvera. Vous sortez vos armes, votre papier, votre crayon et vous vous installez face à lui, bien campez sur vos deux jambes, à la Clint Eastwood et vous le dessinez en le regardant bien droit dans les yeux. Vous pensez qu’il réagira, qu’il s’en plaindra. Mais non et c'est tant mieux. On peut vous empêcher de faire bien des choses. Mais, pas de dessiner, ça jamais! (Ce n’est pas vrai, mais ça c’est une autre histoire) |
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Pray, do no touch.You are in Amsterdam, wandering serenely in the quiet streets of the Dutch capital on this pretty summer morning. On a public place, you fall upon another of those numerous European flea markets. A market, where everything is so exotic to your eyes. What is considered a novelty here (a hundred years and less) is an antique of a great value where you come from, in America. You look at every object with intense curiosity. This pipe, who says it wasn’t smoked by Van Gogh, this pen, it could have been used by Anne Frank to write the story of her too short life or again this canvas, it could happen to be a painting from Harmenszoon van Rijn’s youth (Rembrandt to his friends). You are always filled with wonder when you see those objects loaded with history. On a table covered with miscellaneous objects, you spot a Tibetan prayer wheel and right away, your mind takes you traveling to this enigmatic country. It’s the first time you actually see for real this mysterious religious object, so you take it delicately in your hand, you turn it even more delicately. You think: “Maybe I could afford it” Lost in your thoughts, you hear the salesman ejaculate brutally: " Put it down!” Surprised, you look at him, really not certain that you understood correctly but he barks again his fatal sentence: " Put it down!" Well, he doesn’t seem to be joking. You comply and go from total calm to anger. Humans can be so stupid sometimes. Later, you will think that maybe you could have put it down, but really down, on the ground and fled or again thrown it to his head, or worse. If we were to obliterate all those that we dreams of obliterating, our planet would be empty pretty quickly, but maybe it wouldn’t be so bad after all. But once more your art will save to you. You take out your weapons: your paper, your pencil and you face the enemy, well planted on your two legs, like Clint Eastwood and you draw him, looking straight in his eyes. You thought he would react, or would complain. But no and it is better that way. People can keep you from many things, but from drawing, never! (That’s not absolutely true, but that another story) |
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